" Je me rappellerai toujours, c'était en fin d'après midi. Ça a duré l'éternité, mais finit si tôt. Tu étais tout seul, regardant le ciel gris sombre. "
Cry - Mandy Moore
On s'était bien amusés ce jour là, non? Qu'est ce que je n'aurais pas donné pour pouvoir faire ça tous les jours... Mais non. Toi, Claude et Martin êtes partis alors que Georg, Gustav, Bill et moi avons du partir en tournée. 3 mois. 3 longs mois à rouler toutes les nuits et à enchaîner les concerts la journée. C'était un rythme épuisant pour des jeunes comme nous. Mais nous aimions ça. Si on enlève le fait qu'on ne pouvait pas avoir une minute de paix. On était tout le temps dérangés, que ça soit par un producteur, par la manager ou par des fans folles furieuses. C'est pour ça qu'on a aimé cette soirée. Avec nous, vous étiez naturels. Dis moi... comment me voyais tu?
Le premier mois s'était bien passé. On avait réussit tous nos concerts. Et puis on avait gardé contact tous ensemble. Je pense que c'est que qui nous a aidé. Malheureusement, alors qu'on entamait la deuxième partie de la tournée, Bill est devenu aphone. Voix trop utilisée qu'ils lui ont dit a la clinique. Rapatriement immédiat en Allemagne. Nous avons annulé les concerts qu'ils nous restaient, au grand damne des fans. Les premiers jours, nous sommes restés chez nous, a dormir. Bill ne retrouvait toujours pas sa voix. J'étais inquiet. Et s'il ne la retrouvais jamais? Au bout d'une dizaine de jours, j'ai été le voir dans sa chambre.
- Bill? Je sors. Tu as besoin de quelque chose? lui avais-je demandé.
Il a secoué la tête de gauche a droite en souriant et s'est replongé dans son écriture. Il faisait des chansons pour un nouvel album. J'ai pris mon portable, mes clés, ma veste et suis sorti. Direction le parc. Le soleil inondait les arbres de ses rayons, réchauffant le c½ur des gens. Quand je suis arrivé, il n'y avait que Georg et Claude. J'ai demandé ou tu étais.
- Surement chez elle! m'avait répondu Claude.
- Ou est-ce? l'interrogeais-je alors.
- Pas très loin. Tu prends la rue marchande, puis la deuxième à droite et lorsque tu arrive devant une maison aux volets rouges tu sonnes, me lança-t-il avec un clin d'½il.
Je l'ai remercié et me suis dirigé vers cette maison aux volets rouges. J'étais devant au bout de quelques minutes. Je souriais tout seul, heureux a l'idée de me taper a nouveau des barres. J'ai frappé. Une femme d'une quarantaine d'année m'a ouvert. J'ai été frappé par la ressemblance qui vous liait. Sauf qu'elle, elle était beaucoup plus féminine que toi... Elle m'a sourit avant de me demander la raison de ma venue. Je lui ai expliqué vite fait et elle m'a montré la direction de ta chambre. J'ai enjambé les marches quatre à quatre et suis entré dans ta chambre. Je m'en rappelle parfaitement. Je me suis arrêté d'un coup. Tu étais la, a moitié dénudée, les yeux fermés par le plaisir, des petits gémissements s'échappaient de tes lèvres. Au dessus de toi une fille, blonde, t'embrassant la poitrine tout en caressant l'intérieur de tes cuisses. Si ça n'avait pas été moi, j'aurais sûrement rit de la situation. Mais non. Moi j'ai tout simplement rougit de honte. Je me répétais sans cesse " Ça m'apprendra à ne jamais frapper aux portes ".
- Tom?
- Bonjour Mike... avais-je bafouillé.
- Qu'est ce que tu fais là?
- Euh... C'est... Claude qui m'a donné ton adresse... On est rentrés plus tôt que prévu... Et enfin... Je... J'voulais pas... Vous déranger... Je pensais pas...
- C'est bon Tom déstresse, avais tu rit. Je te présente Emilia.
- Enchantée, m'avait-elle susurré. Tu veux te joindre à nous?
J'ai écarquillé les yeux alors que toi tu riais, tout en lui disant d'arrêter de me taquiner. Vous étiez toujours a moitié déshabillées, mais ça ne vous gênait pas. Moi si. Tu étais en soutien-gorge et elle en petite culotte. Je ne pouvais m'empêcher de regarder. Pourquoi te cachais tu alors que tu étais bien faite? Je ne connaissais pas encore la réponse à cette question. Tu m'as rappelé a l'ordre en me demandant d'attendre dehors deux minutes. J'ai obéit, en état de choc. Je ne comprenais pas pourquoi tu n'avais rien dit de ton homosexualité. Au bout de quelques minutes, la porte de ta chambre s'est ouverte. Tu as embrassé Emilia et l'a laissé partir.
- Tu viens? m'avais tu dit en me tendant la main.
- J'arrive.
Nous sommes retournés dans ta chambre. J'ai observé un peu plus ces murs, recouverts de photos, de posters et autres. La chambre d'une adolescente normale. Je restais silencieux, toujours gêné par ma découverte. Emilia était sur quelques unes des photos. Avec plein d'autres personnes que je n'avais jamais vu. En dehors de Claude et Martin. Ah si, maintenant que j'y pense, il y avait une photo de nous tous a notre dernière soirée. Je souris rien qu'en y repensant. Tu m'avais sortis de mes songes par un raclement de gorge.
- Tu es gêné?
- Oui...
- Pas moi.
- Mais... enfin... Je vous ai surpris... alors que vous alliez... faire l'amour.
- Et alors?
- Bah... a ta place j'aurais été gêné. Ou énervé.
- T'inquiète pas pour ça, on aura l'occasion de le refaire.
- Hum...
- Je suis bi. Bisexuelle. J'aime les garçons et les filles. Sans préférence particulière. Ce n'est pas la même chose c'est tout.
- Comment ça?
- Bah... avec les garçons c'est violent, passionné et concentré sur l'acte lui même. Avec les filles c'est plus doux. Et plus amusant. Les préliminaires comptent pour beaucoup et après...
- Après quoi?
- Bah... il peut y avoir des jeux. Je te fais pas de dessin hein? riais-tu.
J'étais - on peut le dire - sur le cul. La façon légère avec laquelle tu parlais de ça m'impressionnait. Même moi qui ne mâchait pas mes mots je n'aurais pas été aussi franc. Tu m'as ensuite expliqué qu'Emilia était une amie, avec qui tu t'amusais de temps en temps. Vous vous entendiez très bien. Et il n'y avait pas de malentendu. Comme pour plusieurs autres personnes en réalité. Tu avais des amants. Plusieurs a la fois bien sûr. La sexualité et le sexe n'étaient pas du tout tabou pour toi. Tu m'as raconté plusieurs de tes "expériences". J'étais jaloux. Je me rendais alors compte que le sexe ne se limitait pas à la pénétration et que j'étais loin de m'y connaitre aussi bien que toi. Tu avais même participé à plusieurs "partouzes" avec fille et garçons mélangés. Je crois que ça c'est ce que j'étais le moins tenté de faire. Du moins, avec un autre mec.
Tu étais une vraie débauchée. Pire que moi. Et ce n'était pas pour me déplaire. Tu m'as appris quelques techniques, quelques trucs que les filles aimaient, et j'ai trouvé quelques trucs a te confier que tu ignorais chez les mecs. Je me suis surpris a penser que coucher avec toi de temps en temps ne me déplairait pas. J'ai rapidement chassé cette image de ma tête. On a ensuite rejoint les autres aux parcs. Entre temps, Martin de Bill était arrivés. Il ne manquait plus que Gus'. On l'a rapidement appelé et il nous a rejoint. On a un peu fumer, rien de bien méchant, deux joints pour nous tous. Juste de quoi être joyeux. Un mec est venu vers toi et a enroulé ses bras autour de ta taille. Il t'a chuchoté quelque chose, un sourire pervers affiché sur le visage. Je t'admirais tu sais? Le mec est parti au bout d'un moment, toujours ce sourire scotché au visage.
On a décidé d'aller chez nous. C'était notre maison à nous. Achetée avec notre argent. Celles des parents étaient plus loin dans la ville, mais au moins, on était tranquilles et on pouvait faire ce que bon nous semblait. Cette soirée la fut encore plus joyeuse que l'autre. On été tous un peu éméchés. On a fait un action/vérité. J'ai du embrasser Claude. Pas un simple petit baiser, mais avec la langue et qui devait durer au moins trois minutes. J'avais apprécié ce baiser, ce qui m'avait surpris, voire effrayé. Surement ton influence. ON a continué de boire jusqu'à en être saouls, mais je m'en souviens malgré tout. Dans la chambre. Avec Claude. Pas grand chose. Juste quelques attouchements. Il m'a masturbé.
Le lendemain matin, j'ai paniqué. Est ce que je devenais homosexuel? En réalité je tentais juste des choses que je n'aurais jamais tenté sans toi. Et l'adrénaline que ça me provoquait me faisait trembler d'envie. Claude et moi nous sommes regardé, et avons explosé de rire. Qui aurait cru que quelque chose comme ça nous ferait rire. J'ai du lui faire promettre de ne pas en parler, ou le groupe coulerait. Il a accepté directement. Quelle journée, ça on peut le dire... L'euphorie de la jeunesse...
J'espère que ça vous plait toujours =S
J'trouve la fin bizarre quand même.
Il ne me plait pas tellement ce chapitre...
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Ju'